WILCO

Accompagner ses collaborateurs, de l’onboarding à l’offboarding

Que vous soyez une startup ou un grand groupe, les notions d’onboarding ou d’offboarding vous sont peut-être familières, voire pas du tout.

 

En investissant dans ces phases, les entreprises peuvent créer une expérience globale favorable, renforçant leur attractivité sur le marché du travail.

 

Comment accueillir un nouveau talent au sein de l’équipe ? Quelles sont les étapes pour qu’un départ se déroule dans les meilleures conditions ?

 

Maureen Riolo, Expert Manager qui accompagne les entrepreneurs accéléré·es dans leurs enjeux de structuration, nous partage ses conseils clé dans cet article. 

Pré-Onboarding

Est-ce que la notion d’onboarding commence dès lors que le candidat intègre l’entreprise ? ? Non, l’onboarding commence dès lors que le candidat signe son contrat de travail : c’est la phase de pré-onboarding. 

 

Cette phase permet d’intégrer le candidat avant même qu’il arrive au sein de l’entreprise. N’oublions pas : un candidat peut avoir entre 1 et 3 mois de préavis, ce qui lui laisse le temps de se rétracter. En 2019, 65% des employeurs déclarent avoir embauché des personnes qui ne se présentaient pas le premier jour selon 360learning

 

Pour éviter cela, l’entreprise doit s’impliquer rapidement dans l’intégration de son futur collaborateur. 

 

    • 3 mois avant son onboarding: Un email de son manager pour l’informer et l’inviter à communiquer en cas de questions. 
  • 2 mois avant son onboarding: Lui faire part des dernières nouveautés et/ou l’inviter à un événement d’entreprise pour faire connaissance avec ses futurs collègues.
  • 1er mois avant son onboarding: Envoyer le kit d’onboarding qui fournit les informations principales sur son arrivée (1ère semaine d’onboarding, organigramme de l’équipe…).

Onboarding

Les chiffres ne mentent pas : 82% des entreprises ne se sentent pas prêtes le jour de l’arrivée d’un nouveau collaborateur. (@cabinetDeloitte).

 

Résultat ? Un stress inutile généré du côté du candidat, une perte de motivation (dans le pire des cas une démission!). 

 

L’onboarding commence dès le premier jour de son arrivée. C’est assurer que son poste de travail est prêt et que ses collègues sont impliqués pour l’accueillir.

 

Que faire ?

  • Organiser un déjeuner/repas avec l’équipe pour réduire le stress et faire la connaissance de tout le monde. 
  • Fournir des outils de travail fonctionnels: un ordinateur et un portable prêts à l’emploi puis une présentation de la semaine à venir avec le manager. 
  • Construire un parcours d’intégration pour comprendre le poste de travail de chacun, les services et leurs fonctionnements.  

 

Une personne qui passe par un onboarding complet a environ 58% de chances de rester au sein de la société. Suite à cet onboarding, il est utile après un mois de partager au salarié un rapport d’étonnement. Cela aidera l’organisation à s’améliorer davantage sur les processus d’onboarding et d’intégration. C’est en quelque sorte un transfert de compétences d’une société à une autre en s’appuyant sur le vécu du nouvel arrivant. 

Offboarding

L’offboarding n’est pas à négliger, encore moins lorsque seulement 8% des salariés affirment que leur entreprise prévoit un accompagnement spécifique pour l’offboarding. 

 

Il faut garder en tête que l’expérience collaborateur commence avant même l’onboarding mais également après l’offboarding. En effet, 85% desCela salariés seraient prêts à parler positivement de leur ancien employeur. 

 

Construire sa marque employeur commence dès le début : un impact non négligeable pour de futurs recrutements. 

 

Ceci passe notamment par des avis positifs d’anciens salariés, sur des plateformes de recrutements (ex: Glassdoor). A l’inverse, des avis négatifs engendrent une augmentation des coûts d’embauches de 10% selon Harvard Business Review. 




En résumé, l’onboarding ne se limite pas au premier jour, mais commence dès que le candidat signe son contrat, avec une attention particulière accordée au pré-onboarding.

 

Un processus d’onboarding bien pensé contribue à la rétention des employés et à leur satisfaction. 

 

L’off-boarding est crucial pour maintenir une image positive de l’entreprise, influençant la marque employeur et minimisant les coûts de recrutement. 

Sales vs Marketing : L’ex CMO et le Head of Sales de Partoo partagent leur expérience

“Les leads que tu m’envoies sont pourris!” “Je crée des contenus et tu ne les envoies à personne!” Ces phrases sont monnaie courante dans les équipes Sales et Marketing. Que l’on soit startup, scale-up ou grand groupe Tech, ces deux pôles peuvent souffrir de tensions. Chacune a ses propres objectifs, méthodes et préoccupations. Et pourtant, la réussite d’une entreprise dépend de la collaboration entre ces deux pôles.

Pour crever l’abcès, WILCO a invité Patrice Barbesier et Guillaume Call lors d’une nouvelle édition du Club CMO. Patrice était CMO et Guillaume Head of Sales, tous les deux engagés chez Partoo. Ils ont travaillé main dans la main pour mener la startup au scale et nous livrent leurs enseignements de ces années intenses.

Comprendre la vision de l’autre

Côté Marketing : Lorsqu’on débute en marketing, on pense souvent que l’objectif premier est la notoriété. Pourtant, la meilleure façon de performer en marketing, c’est d’être à l’écoute des besoins des Sales pour générer de la valeur de manière beaucoup plus directe. Pour cela, les équipes marketing doivent s’imprégner de la culture Sales, de leur discours, de leur façon de travailler, de leurs arguments face aux objections.

Que faire ? Assistez à un maximum de rendez-vous Sales que vous pouvez. Prenez des notes sur leurs tournures de phrases, leur façon de s’adresser aux prospects, la structuration de leur discours, leurs besoins en termes d’assets…

Côté Sales : De la même manière, un Sales qui performe est un Sales qui a des appétences marketing. Connaître les techniques de marketing et de growth, savoir rédiger et pousser un bon contenu, utiliser les assets marketing intelligemment… ce sont toutes ces compétences qui font qu’un Sales aura une stratégie plus pertinente et convaincante auprès d’un prospect. Il faut donc évangéliser les équipes Sales aux stratégies marketing pour qu’ils s’en imprègnent et les intègrent dans leurs propres stratégies.

Que faire ? Assistez aux réunions marketing quand vous le pouvez. Mettez également en place des formations au marketing pour les équipes Sales et la direction commerciale.

Avoir des objectifs communs

Côté Marketing : Les Sales ont une forte culture de la donnée et des metrics. Inspirez-vous en et reproduisez leurs réflexes de tracking et de qualification. Tracker de manière efficace vos actions pour en retenir des enseignements (nombre d’inscrits à un webinar, nombre de téléchargements d’un white paper, nombre de lectures d’un article…). Si les Sales sont assez naturellement incentivés sur leurs actions, c’est un peu moins évident pour les équipes marketing. Elles peuvent pourtant l’être, et avec des objectifs calés sur ceux des Sales ! Que faire ? Fixez des objectifs chiffrés à votre équipe marketing, et incentivez-les. Voici quelques exemples d’objectifs marketing : nombre de téléchargements/inscrits/lectures d’un contenu taux d’ouverture/réponse à une campagne d’emailing nombre de rendez-vous générés suite à une campagne nombre de touchpoints marketing inscrits dans le CRM par contact.
Côté Sales : Le problème avec le fait d’incentiver les équipes, c’est l’attribution. Comment savoir si un lead vient d’une action marketing ou d’une action Sales ? Comment savoir à quel point le marketing ou le Sales a influencé la clôture d’un deal ? Pour éviter une guerre sans fin, Patrice et Guillaume donnent une réponse toute simple : on s’en fiche. Patrice a mis en place chez Partoo le concept d’”influence marketing”. En regardant l’historique des touchpoints dans Hubspot et en échangeant régulièrement avec les Sales, il est possible de définir si le marketing a eu un impact sur un lead ou un deal. Que ce soit une influence de 10%, 50% ou 90%, l’important est que le marketing ait influencé d’une façon ou d’une autre le deal. Ce n’est pas la méthode la plus rapide pour mesurer l’impact des actions marketing, mais elle est parfaite pour garantir la paix entre les équipes. Que faire ? Trackez les touchpoints marketing directement dans le CRM, qui deviendra la source de vérité unique pour toutes les actions sur les clients et prospects. Ces touchpoints peuvent être parmi les suivants : téléchargement d’un white paper ouverture d’une campagne email marketing inscription à un évent ou un webinar

Impliquer l’autre dans les décisions

Côté Marketing : Célébrons l’impact des succès, mais tirons aussi des échecs des leçons sur la stratégie future. Le succès des Sales a un impact direct sur le Marketing. Lorsque les ventes sont en retard, l’équipe Marketing doit chercher des moyens d’aider les Sales. Fixez des objectifs concrets, tels que le nombre d’inscriptions aux webinaires, de téléchargements, etc., et assurez-vous de mesurer les progrès. Les Sales peuvent apporter des améliorations précieuses à vos contenus marketing. Leur implication dans la relecture de contenus peut améliorer la qualité et la pertinence. De plus, ils seront plus enclins à promouvoir ces contenus auprès de leur équipe. Le CRM fournit des données essentielles pour le Marketing, mais ne négligez pas l’aspect humain. La sensibilité des Sales aux besoins des clients est inestimable pour l’orientation de la stratégie marketing. Que faire ? Motiver les équipes de vente via une compétition saine des Sales qui apportent le plus de prospects lors de webinaires etc. Prévenez toujours les Sales des communications sortantes. Opter pour des emailing personnalisé selon la situation.
Côté Sales : Travailler en mode projet est essentiel pour une collaboration fructueuse. Par exemple, lors de l’ouverture d’un nouveau secteur, les Sales devraient consulter le Marketing pour bénéficier de leurs idées et ressources. Les Sales doivent reconnaître l’impact du Marketing sur leur succès. Ignorer la contribution du Marketing peut conduire à des lacunes dans la stratégie de vente. Gérer les salons avec efficacité ! Ce n’est pas seulement une occasion de générer des leads, mais aussi de conclure des affaires. des clients potentiels. Le Marketing a un rôle crucial à jouer ici, en soignant l’image de l’entreprise sur le stand, par exemple. De plus, négocier systématiquement les prix des salons est une astuce utile pour maximiser le retour sur investissement. Que faire ? Inviter un membre de l’équipe Sales à intervenir lors des réunions Marketing pour exprimer les besoins Partage des comptes et contacts clés.

La collaboration entre les équipes Sales et Marketing est essentielle pour maximiser le succès d’une entreprise. Comprendre les besoins et les objectifs des uns et des autres, ainsi que la reconnaissance de la contribution mutuelle, sont des éléments clés. En suivant ces conseils, les entreprises peuvent travailler ensemble de manière plus efficace, maximisant ainsi leurs chances de réussite, quels que soient leur taille ou leur secteur d’activité.

Comment préserver les relations entre associés pour une gouvernance optimale ?

En tant qu’entrepreneur, les relations entre associés sont primordiales pour une croissance pérenne. Pour vous aider dans la gestion de votre gouvernance, WILCO a co-construit avec Act Aston Avocats, Assessfirst, EY Ventury Avocats, Syos, un livre blanc complet pour vous donner les clés de réussite.

Comment créer des relations durables entre associés ?

Découvrez pourquoi une gouvernance solide est le pilier essentiel de toute entreprise prospère, en passant par la structuration d’un pacte d’associés qui établit les bases d’une collaboration fructueuse et alignée sur les objectifs communs.

Partagez vos infos pour télécharger ce livre blanc. 

Un livre blanc co-construit avec des spécialistes

Pour vous aider à mettre en place une gouvernance optimale

Ce guide d’expertise complet est une ressource précieuse pour vous fournir des conseils pratiques, des solutions concrètes et des stratégies éprouvées. Un grand merci à Maureen Riolo, Expert Manager Se Structurer WILCO, pour cette co-production riche et inspirante et à tous ceux qui ont partagé leur vision et expérience. Une réalisation collective ambitieuse qui donne des conseils opérationnels au service des startups.
  • Olivier Sanviti – Act Aston Avocats
  • Pauline Evenos – Syos
  • Assessfirst
  • Laurent Attilio Sciacqua – EY Ventury Avocats
Discutons-en

Vous voulez approfondir le sujet de structuration ?

Maureen Riolo

Expert Manager Se Structurer

Innovation santé : Comment les startups françaises redéfinissent les soins médicaux ?

De l’explosion fulgurante de l’IA à la révolution des thérapies digitales, le paysage médical est en constante mutation, façonné par des innovations qui promettent de transformer radicalement la  manière de prendre soin de nous.

Inès Pouradier Duteil, Program Manager spécialisée dans les enjeux de santé au sein de l’équipe Healthcare WILCO, joue un rôle central dans la synthèse et la compréhension des dynamiques qui façonnent l’avenir de la santé connectée.

Grâce à l’expertise pointue d’Inès, nous avons pu recueillir les propos éclairés d’Eric Garnier.

À travers cette interview exclusive, plongeons dans l’univers de la santé connectée et découvrons la vision d’Eric sur l’impact de ces technologies avant-gardistes. De l’analyse des enjeux cruciaux entourant le financement de l’innovation à la projection des tendances qui façonneront l’année 2024, ce spécialiste partage ses insights pour éclairer notre compréhension de ce domaine en constante évolution.

Quelles technologies contribuent à révolutionner la prise en charge des patients en France ?

Guillemets - Bleu

 Toutes les technologies qui exploitent les données liées au patient afin d’améliorer le diagnostic : par exemple l’exploitation de l’imagerie ou des prélèvements biologiques par une IA. Des diagnostics très précoces sont aujourd’hui rendus possible sur la base de très peu d’informations. Tout ce qui tourne autour de la télémédecine. On note aussi de grands progrès dans le domaine de l’oncologie notamment au travers de thérapies digitales et diagnostiques. Ce secteur est porteur car beaucoup de financements y sont alloués. Depuis une dizaine d’années, grâce aux CVC la plupart des laboratoires “externalisent” en partie leur R&D avec des BioTech qui travaillent sur l’immunologie, autour de l’apoptose…

Eric Garnier, Mentor WILCO 

Plus spécifiquement, que penses-tu de l’IA et des Dtx ?

Guillemets - Bleu

L’IA appliquée à la santé est un domaine de recherche en pleine expansion et dont l’avenir est très prometteur. C’est au cœur de la médecine du futur avec les opérations assistées, le suivi des patients à distance, les prothèses intelligentes, ou encore la prise en charge thérapeutique personnalisée grâce au recoupement et à l’exploitation des données patients. Il s’agit d’un outil puissant permettant d’apporter une aide diagnostic aux praticiens. Cela pourrait devenir un sujet sociétal car l’IA est parfois aussi performante pour poser un diagnostic que l’humain. Par exemple, le métier des radiologues risque de changer fortement.

Concernant les Dtx, il faut d’abord voir de quoi on parle : je pense que le terme d’outils d’amélioration des soins est plus approprié puisqu’il ne s’agit pas de remplacer totalement des traitements médicamenteux lourds. Il faut y voir des solutions qui viennent enrichir l’arsenal thérapeutique, certaines sont d’ailleurs remboursées. Par exemple, des outils permettent d’identifier précocement des maladies (telles que les maladies neurodégénératives) et de ralentir l’évolution de celles-ci. Ou encore d’éviter le recours à des anesthésiants (lors d’interventions chirurgicales légères) ou de bénéficier d’une amélioration de la meilleure qualité de vie lorsque l’on souffre d’affections longue durée comme le diabète ou la maladie de Crohn. Ces solutions revêtent donc une importance croissante, elles peuvent avoir un impact énorme notamment à l’échelle globale d’un parcours de soins.

Quels sont les facteurs qui favorisent ces réussites ?

Guillemets - Bleu

Parmi ces facteurs, il y a la puissance de calcul accrue des ordinateurs, la performance des algorithmes (en d’autres termes des IA), la formation des diplômés dans les technologies de l’information, le basculement des thèses d’investissement des VC’s vers l’IA et les Dtx.

Comment les industriels et structures de soins peuvent participer à soutenir le développement de l’innovation ?

Guillemets - Bleu

Il y a un problème de financement en France notamment si on compare avec les US. Il faudrait que les industriels au travers des CVC ou les acteurs du soin (mutuelles par exemple) participent plus activement aux côtés des BA et de la BPI à faire émerger des champions français. Aujourd’hui il n’y a pas de licornes françaises dans la santé. Doctolib et Alan optimisent le parcours patient, mais ne contribuent pas à l’amélioration directe des soins.

Les US ont aussi une approche plus holistique des problèmes de santé et ont créé des structures qui englobent tous les acteurs (hôpitaux / mutuelles / labo / etc.) et cela permet de disposer d’une force de frappe conséquente. Malgré tout, il existe de belles initiatives qui émergent en France dans la Silver Economy par exemple.

Pour les BioTech c’est plus complexe car le ROI est à beaucoup plus long terme. Il y a des structures qui ont un fort impact pour soutenir ces startups : les SATT, Accélérateur régionaux, subventions… Il y a encore du chemin à faire, on trouve du financement « early stage », mais dès qu’on sort de la préclinique les sommes requises sont plus importantes et la France a du mal à mettre en place les structures de financement ad-hoc. L’aversion au risque est moindre aux US, et ils ont donc su créer des écosystèmes très puissants. Par exemple, à Boston, il y a tout un écosystème spécialiste de la BioTech, MIT, Harvard, …  Bref tous les acteurs sont réunis au même endroit. En France, ça émerge néanmoins de plus en plus autour de pôles.

Quels sont les grands challenges du futur de la santé ?

Guillemets - Bleu

La maîtrise des frais de santé continue d’être une préoccupation majeure. Le coût de certaines thérapies, notamment dans le domaine de l’oncologie, atteint des niveaux élevés. Le principal challenge est donc de permettre un accès du plus grand nombre à des soins performants tout en évitant un dérapage des dépenses de santé. Pour cela, il faut avoir un raisonnement holistique et réfléchir à l’échelle du parcours de soin. Un diagnostic plus précoce ou plus précis grâce à l’IA aura certes un coût, mais permettra de traiter la maladie plus en amont et ainsi de réduire les coûts associés (Parkinson par exemple).

Et plus particulièrement sur les sujets de financement de l’innovation, dans le contexte actuel assez tendu ?

Guillemets - Bleu

Comme je disais tout à l’heure, il faudrait que les acteurs du financement, notamment la BPI, mais aussi les mutuelles et le secteur privé prennent conscience de la nécessité de favoriser le financement de l’innovation en santé, soit au travers de prêts, ou d’investissements. Côté sécurité sociale et instances de santé des textes sont en cours, mais il faut accélérer la prise en charge (cad le remboursement) des technologies et thérapies innovantes. Les enveloppes hospitalières dédiées à l’innovation sont encore trop faibles. En France sans remboursement, il est difficile de générer de l’usage.

Une tendance que tu as vue et qui va marquer 2024 ?

Guillemets - Bleu

Concernant le diagnostic, il y a de plus en plus d’avancées grâce à l’usage d’algorithmes pour examiner des prélèvements. Enfin, il y a ces temps-ci une forte émergence dans le domaine des neurosciences. C’est peut-être la prochaine tendance…

Fait maison, free-lance, agences.. Par où commencer quand on est à la tête d’une startup ?

Nathanael Rouas, Co-fondateur de Kikar – solution digitale de mise en relation avec des agences – a partagé des insights clés pour optimiser ses dépenses en communication.

Cette session était animée par Celestine Moreira, Expert Startup Manager WILCO, qui accompagne les entrepreneurs autour de leurs enjeux de marketing et de communication.

Alors entre le fait maison, l’agence et le free-lance, vers qui se tourner ?

Fait Maison, la ressource interne

Le fait maison ne va pas s’externaliser, on est dans l’artisanal, en mettant honneur aux ressources que l’on a en interne. Quand on choisit de se tourner vers le fait maison, un des avantages principaux est le budget : on utilise ses ressources en interne, et on a la liberté de tester différentes options. 

 

Le contrôle total et la connaissance de la marque (vu que c’est votre projet) nous donne une vision 360° et on sait parfaitement ce que l’on veut dire et transmettre comme message. Cependant, cette option requiert d’y accorder du temps, temps parfois manquant quand d’autres enjeux sont à régler comme le déploiement d’une stratégie de croissance et de business. En de tournant vers le fait maison, le manque d’expertise peut aussi porter préjudice.

 

Choisir le fait maison lorsque l’on débute et que l’on a pas beaucoup de budget est l’option idéale, on peut s’amuser et tester pleins de messages différents.

Freelance, le professionnel indépendant

Concernant le freelance, il permet de combler un manque dans l’équipe de manière simple et rapide : 

 

on n’a pas forcément la nécessité d’embaucher quelqu’un lors d’une campagne de marketing. 

 

Se tourner vers un freelance engage également un budget moins conséquent que lorsque l’on se tourne vers une agence, et face à la multitude de freelances existants, il est plutôt facile de trouver celui qui nous correspond selon l’expertise recherchée. 

 

Le bémol, c’est que faire appel à un freelance nécessite un suivi plus régulier et sur le long terme un manque de cohérence (dans les contenus, le branding..) peut se noter. 

 

Choisir le freelance est une option viable pour de petites missions (ex: campagne d’un mois lancement d’un nouveau produit), et permet de faire des tests plus professionnels.

Agence, l’entreprise

Les agences proposent une gamme complète grâce à la pluralité de talents qui les composent et peuvent donc répondre à plusieurs problématiques : vous êtes le client, et vous pouvez donc vous permettre d’être plus exigeant envers ces professionnels. 

 

Le processus est cependant plus long et onéreux : trouver son agence idéale prend parfois du temps, et la briefer également. Les agences ont beaucoup de clients, ce qui explique des procédés plus longs. 

 

Choisir l’agence est le choix idéal quand on veut développer sa croissance et maximiser un canal d’acquisition. 

 

Peu importe le choix vers lequel vous vous tournez, le secret d’une communication efficace est le brief : il doit être clair, avec la définition d’objectifs précis et une compréhension approfondie de la marque.

Kikar, dont Nathanaël est co-fondateur, permet de faire le lien rapidement entre agence, et vous aide pour construire un brief clair et efficace.

Mapping Silver Economy : quelles innovations transforment ce secteur de la santé ?

La Silver Economy, est un domaine dynamique et en plein essor avec un marché estimé à 160Md€ en 2022. En France, ce secteur gagne en importance, non seulement en raison des défis démographiques auxquels nous sommes confrontés, mais aussi en raison de la volonté de permettre aux seniors de vieillir activement et dignement.

La Silver Economy intègre toutes les solutions destinées au bien-être et à l’autonomie des seniors. Les entreprises innovantes y jouent un rôle crucial en proposant des solutions novatrices et agiles pour répondre aux besoins spécifiques de cette population croissante et désireuse de préserver son autonomie (90% des Français désirent vieillir chez eux).
Impliqués dans l’accompagnement des seniors, les aidants, qui représentent +9M de personnes en France sont également impactés au quotidien dans le soutien de leurs proches. Leurs besoins jusqu’alors trop peu adressés sont scrutés par certaines startups qui développent des solutions pour tenter de les soulager et de les aider dans cette mission.
WILCO est fier de vous proposer ce mapping qui met en lumière +50 startups qui se démarquent dans le domaine de la Silver Eco autour de 7 enjeux majeurs.
Mapping Silver Economy
*les startups encadrées en rose ont été accélérées par WILCO
Ces jeunes entreprises émergentes apportent des idées audacieuses et des technologies avant-gardistes pour améliorer la qualité de vie des seniors.
Leurs solutions couvrent un large éventail de besoins, allant des soins de santé et de l’assistance quotidienne, à la mobilité, à la connectivité, à l’inclusion sociale et au soutien des aidants. Ces startups révolutionnaires souhaitent déstigmatiser l’image porté aux seniors et s’inscrivent dans cette dynamique en apportant une contribution précieuse à la société en favorisant l’autonomie, le bien-être et la participation sociale des personnes âgées.

Découvrez les solutions innovantes accélérées par WILCO qui transforment l’avenir de la Silver Eco

Comment labelliser sa startup ?

Améliorer leur impact social et environnemental est l’objectif de plus en plus de startups en France. Pour y répondre, la démarche d’une certification ou d’une labellisation est de mise.. Quoi choisir ?

Eléonore Huon Merceur, Startup Manager WILCO autour du programme sectoriel Tech for Good, a reçu Thomas Groell – CEO & co-fondateur de JIB – et Guillaume Jouffre – CEO & Co-fondateur de GreenGo – pour un retour d’expérience sur la labellisation de leurs startups. Voici les insights recueillis auprès de la Startup Manager !

ESUS : agrément Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale

Agrément qui est inscrit dans les statuts de la structure, à destination des acteurs de l’ ESS (Economie Sociale et Solidaire) : Entreprises “classiques”, mais aussi Associations, Coopératives… L’entreprise doit poursuivre une utilité sociale à titre principal : mesuré par les revenus / CA, ou l’impact sur le compte de résultat. Plafonds de rémunération salariale (montant maximum et écarts maximum). Les titres de capital de l’entreprise ne doivent pas être négociés sur des marchés financiers. Durée : Tous les 5 ans. Coût : Gratuit. Volume : +500 Entreprises, comme JIB, Allo Louis, Vesto.

Entreprise à mission : déclaration statutaire

“Qualité” inscrite dans les statuts de l’entreprise. L’entreprise définit une raison d’être, et des objectifs sociaux et environnementaux associés. Exemple GreenGo : Raison d’être “Construire un tourisme plus durable”. Objectif n°2 “Informer et sensibiliser le grand public sur les enjeux environnementaux, sociaux et économiques du voyage.” Contrôles : Comité de Mission, chargé de suivre la mission et de présenter un rapport de mission annuel. Audit par un organisme tiers indépendant (OTI) tous les 3 ans. Durée : 3 ans. Coûts : Coût de modification des statuts + Coût de l’audit par l’OTI. Volume : +1000 Entreprises françaises, comme GreenGo, StudentPop, ou Goodvest.

Mise en place : les grandes étapes

Pour devenir ESUS, il faut remplir un dossier de demande d’agrément. Les dossiers sont disponibles en ligne sur le site des Dreets (Directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités). Dans vos statuts, la mission doit être claire : certaines obligations doivent être mises en place, et il faut avoir en tête que 50% du revenu généré par l’activité sera dédié à l’accomplissement de cette mission : un BP sur 5 ans est à prévoir. D’ailleurs, une étape de la mise en place peut-être de contacter des entreprises qui l’ont déjà fait, pour avoir des retours d’expériences et bénéficier de conseils.

Quels sont les avantages ?

Financement : ouvrir d’autres opportunités pour Entreprise à Mission & ESUS : France Active, La Nef… Exonérations d’impôt pour ESUS : 25% au lieu de 18%. RH & Equipe : Recrutement : attirer des talents alignés avec votre mission. Marque employeur formalisée et donc plus crédible pour les équipes. Clients & Partenaires : Pas d’avantage concurrentiel, pas encore un argument sur appels à projets publics. ESUS “Reconnu par l’Etat”, rassurant pour des partenaires publics notamment.

Lever ou vendre en 2023 ?

Patrick Nguyen, Expert Startup Manager chez WILCO, a organisé une table ronde rassemblant deux collaborateurs de chez Roland Berger, Emmanuel Touboul, Managing Director, et Eric Mahé, conseiller en fusions et acquisitions. Ensemble, ces trois experts ont offert aux entrepreneurs un aperçu des perspectives pour les douze prochains mois dans l’écosystème de financement pour les séries A et B+.

Malheureusement, les levées de fonds en France ont continué à baisser au premier trimestre de 2023, se rapprochant des niveaux d’avant 2019. Cette tendance s’explique par deux années de surchauffe suivies d’une interruption importante au deuxième semestre de 2022, ainsi que par un contexte macro-économique impacté par les effets cumulés du Covid, de la guerre et de la crise énergétique. Le marché du financement late stage se contracte également, avec des investisseurs étrangers qui se retirent de plus en plus des deals late stage en France.

Dans ce contexte, les taux d’intérêt augmentent et les valorisations baissent sur l’ensemble de la chaîne de financement en equity. Les investisseurs se tournent de plus en plus vers des indicateurs tels que la Rule of 40, qui prend en compte à la fois la croissance de la société et sa rentabilité. Les processus au sein des fonds prennent également plus de temps comparé à 2022 ou 2021.

Malgré ces défis, la DeepTech continue de bénéficier d’un soutien actif des investisseurs publics et privés, comme le montrent les exemples d’Ynsect, Exotrail et Ascendance. De nombreuses startups ont réussi à lever des fonds en amorçage en 2021 ou 2022, mais se retrouvent maintenant confrontées à la nécessité de réaliser une série A en 2023, malgré le contexte défavorable.

Les startups à ce stade envisagent souvent de réaliser un dual track ou une cession afin de se préparer au prochain tour de financement. Cependant, le processus avec un acquéreur est beaucoup plus long qu’un processus VC, ce qui implique que les entrepreneurs doivent prévoir plus de marge de manoeuvre financière pour se préparer en conséquence.

IA & Applications comme ChatGPT en entreprises : Enjeux, opportunités et limites

Le dernier Club des Partenaires ETI/Grands Groupes de WILCO était tourné autour de l’IA, une technologie qui, en quelques années seulement, a radicalement changé notre façon de vivre et de travailler.

Olivier Mégean, fondateur de Demain.ai, cabinet de conseil spécialisé dans l’IA appliquée en entreprise, était présent aux côtés de Léa Saffar, Program Manager WILCO, pour aborder ce thème qui connaît une véritable révolution.

Guillemets - Bleu
“L’IA va vraiment bousculer
nos modes de travail”
Olivier Mégean, CEO de Demain.ai
Olivier Mégean - CEO de Demain ai

Pourquoi maintenant ?

Depuis le début de l’année 2023, l’IA a connu un véritable avènement, avec des avancées majeures qui ont révolutionné notre façon de considérer cette technologie.

 

Parmi les différentes applications de l’IA, nous pouvons citer le NLP, ou traitement automatique du langage naturel, qui permet aux ordinateurs de comprendre et de traiter le langage humain. Nous avons également la computer vision, qui permet aux ordinateurs de voir et d’interpréter des images comme le ferait un être humain. Enfin, l’IA générative, qui permet aux ordinateurs de créer des images, des textes et même de la musique, comme ChatGPT ou DallE.

Dans ce paysage, OpenAI est l’une des entreprises les plus

influentes et depuis sa création, elle a développé des outils d’IA de pointe tels que ChatGPT justement, qui est une révolution technologique majeure dans ce domaine, notamment en se positionnant sur une nouvelle forme d’IA.

Les IA génératives se basent sur le Deep learning, capables de reproduire exactement des comportements humains, sans conscience ni émotions. On est ici face à une vraie révolution transformative, et non pas un simple effet de mode. Comparable à l’arrivée du Smartphone, l’arrivée de l’IA va transformer le monde des organisations et les métiers. De plus en plus de logiciels ont déjà incorporé ChatGPT pour optimiser leur performance, comme le CRM de Salesforce.


ChatGPT est un modèle de traitement du langage naturel développé par OpenAI. Ce modèle utilise l’apprentissage automatique pour comprendre et générer du texte de manière autonome. Modèle de langage à grande échelle, il est capable de répondre à des questions, de générer du texte et même de tenir des conversations. Une technologie qui va mener à une production massive de contenus tels que des articles, des emails, des publications et qui va maximiser le potentiel des collaborateurs. Apprendre à dompter ce type d’outil reste tout de même primordial. En effet, le résultat de cette machine dépend intégralement de la finesse et la qualité des instructions qui lui sont transmises.

Crédit Photo : ……

Les limites de ces nouvelles technologies

Actuellement, cette technologie est encore en pleine période de transition, donc instable. Les IA vont encore se développer et devenir plus précises, car des erreurs sont à ce stade notables, mais les machines apprennent perpétuellement.

Le véritable enjeu sera d’encadrer ces données, avec le réglementaire, pour éviter les fake data notamment. Toutes les entreprises réglementées vont utiliser encore d’autres technologies en pensant qu’elles ne sont pas liées à la corruption (santé, finance, assurances, etc), celles dans les secteurs qui utilisent des immenses volumes de data importantes.

Cette technologie de l’IA est reliée à des projets Tech difficiles à mettre en œuvre. Tout ce qui est technologie est en général très complexe à déployer en entreprise. Le problème ? Le conflit entre la gouvernance et les métiers. 

D’autres grands débats vont apparaître , autour de la propriété intellectuelle et du droit à l’image. L’IA va bouleverser notre mode de fonctionnement, et elle le bouleverse déjà.

 

En conclusion, l’Intelligence Artificielle est une technologie en constante évolution qui offre des possibilités passionnantes pour améliorer notre vie quotidienne et transformer de nombreux secteurs d’activité, mais qui nécessite également une réflexion continue sur ses implications éthiques et ses impacts sur notre société.

IA et Application comme ChatGPT
Crédit Photo : @Wexperience

Le rachat de startup, et ses conséquences pour les entrepreneurs

Un grand nombre de startups Tech sont rachetées par de grandes entreprises et ces rachats soulèvent la même question : quelles sont les conséquences pour les startups rachetées ?

Alexander Gushchin, ingénieur de formation, a créé en 2013 MesDépanneurs.fr, initialement son projet de fin d’étude. Une plateforme de commandes des interventions de dépannage d’urgence auprès des artisans de confiance. La startup connaît un développement assez rapide, grâce à deux levées de fonds en 2017, au bout de 3 ans. La Maif avait développé avec eux beaucoup de synergies, en prenant part notamment au capital de la startup.

Un tandem qui leur plaît.

Pourquoi ne pas s’étendre désormais à l’international ?

Alexander prend alors contact avec Engie, et lors de la réunion, il se rend compte que le Grand Groupe a lancé un service concurrent au sien depuis 3 mois, mais que des collaborations potentielles sont possibles. Coup dur pour l’entrepreneur. Sauf que le lendemain, Engie rappelle et veut racheter : une chose qui n’était pas prévue du tout, mais que l’équipe de MesDépanneurs.fr accepte.

“Pour tout entrepreneur, une des grosses craintes est d’avoir un Grand Groupe qui crée le même service concurrent”

Une situation qui s’inverse pour les Grands Groupes, qui ont du mal à créer des innovations de rupture, qui ne sont pas forcément dans leur cœur de business. Les grands groupes sont calibrés pour assurer les dividendes a la fin de l’année, ce qu’ils font d’ailleurs très bien. Quand Engie a lancé sa solution concurrente, le déploiement réussirait assez vite grâce à leur force de frappe : pour gagner en rapidité, ils ont décider de se tourner vers Alexander. Racheter MesDépanneurs.fr était en effet la solution la plus simple et efficace.

Mais alors pourquoi avoir fait le choix de vendre ?

Garantir d’abord leur stabilité, et le passage à grande échelle. Par contre, passer d’une gestion de 500 k € à 5M€, c’est plus du tout les mêmes compétences demandées.

 

Alexander Gushchin en a fait l’expérience, et nous a livré quelques conseils. 

 

Si on est un Grand Groupe, il faut se demander pourquoi on fait le rachat ; 

 

Coup de communication ? Service supplémentaire pour des clients existants ? Croissance externe ? C’est important de définir cet objectif ! 

 

On prend conscience que l’on n’agit pas de la même manière selon nos enjeux. Quand on rachète une startup, il y a deux solutions ; on lui laisse son indépendance, ou alors on l’absorbe complètement. Le pire qui peut se produire, c’est de perdre les avantages de la startup sans obtenir les avantages d’un grand groupe. 

 

Aujourd’hui, MesDépanneurs.fr continue de grossir avec des effectifs qui sont passés de 30 a 100 ! C’est à la mode de travailler avec les startups, une tendance sur laquelle les Grands Groupes surfent : les partenariats se concrétisent donc plus facilement, avec un pipeline bien rempli. Attention : Une fois rachetée, ce n’est plus une startup, mais un Grand Groupe. 

 

Une situation à double tranchant : ça apporte de la stabilité certes, mais le coup de communication “je travaille avec une startup” n’est plus possible. La balance entre avantages et inconvénients est donc à faire avant chaque décision. Décision qu’Alexander ne regrette pas du tout !