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Le rachat de startup, et ses conséquences pour les entrepreneurs

Un grand nombre de startups Tech sont rachetées par de grandes entreprises et ces rachats soulèvent la même question : quelles sont les conséquences pour les startups rachetées ?

Alexander Gushchin, ingénieur de formation, a créé en 2013 MesDépanneurs.fr, initialement son projet de fin d’étude. Une plateforme de commandes des interventions de dépannage d’urgence auprès des artisans de confiance. La startup connaît un développement assez rapide, grâce à deux levées de fonds en 2017, au bout de 3 ans. La Maif avait développé avec eux beaucoup de synergies, en prenant part notamment au capital de la startup.

Un tandem qui leur plaît.

Pourquoi ne pas s’étendre désormais à l’international ?

Alexander prend alors contact avec Engie, et lors de la réunion, il se rend compte que le Grand Groupe a lancé un service concurrent au sien depuis 3 mois, mais que des collaborations potentielles sont possibles. Coup dur pour l’entrepreneur. Sauf que le lendemain, Engie rappelle et veut racheter : une chose qui n’était pas prévue du tout, mais que l’équipe de MesDépanneurs.fr accepte.

“Pour tout entrepreneur, une des grosses craintes est d’avoir un Grand Groupe qui crée le même service concurrent”

Une situation qui s’inverse pour les Grands Groupes, qui ont du mal à créer des innovations de rupture, qui ne sont pas forcément dans leur cœur de business. Les grands groupes sont calibrés pour assurer les dividendes a la fin de l’année, ce qu’ils font d’ailleurs très bien. Quand Engie a lancé sa solution concurrente, le déploiement réussirait assez vite grâce à leur force de frappe : pour gagner en rapidité, ils ont décider de se tourner vers Alexander. Racheter MesDépanneurs.fr était en effet la solution la plus simple et efficace.

Mais alors pourquoi avoir fait le choix de vendre ?

Garantir d’abord leur stabilité, et le passage à grande échelle. Par contre, passer d’une gestion de 500 k € à 5M€, c’est plus du tout les mêmes compétences demandées.

 

Alexander Gushchin en a fait l’expérience, et nous a livré quelques conseils. 

 

Si on est un Grand Groupe, il faut se demander pourquoi on fait le rachat ; 

 

Coup de communication ? Service supplémentaire pour des clients existants ? Croissance externe ? C’est important de définir cet objectif ! 

 

On prend conscience que l’on n’agit pas de la même manière selon nos enjeux. Quand on rachète une startup, il y a deux solutions ; on lui laisse son indépendance, ou alors on l’absorbe complètement. Le pire qui peut se produire, c’est de perdre les avantages de la startup sans obtenir les avantages d’un grand groupe. 

 

Aujourd’hui, MesDépanneurs.fr continue de grossir avec des effectifs qui sont passés de 30 a 100 ! C’est à la mode de travailler avec les startups, une tendance sur laquelle les Grands Groupes surfent : les partenariats se concrétisent donc plus facilement, avec un pipeline bien rempli. Attention : Une fois rachetée, ce n’est plus une startup, mais un Grand Groupe. 

 

Une situation à double tranchant : ça apporte de la stabilité certes, mais le coup de communication “je travaille avec une startup” n’est plus possible. La balance entre avantages et inconvénients est donc à faire avant chaque décision. Décision qu’Alexander ne regrette pas du tout !

Gecina sensibilise ses équipes aux technologies émergentes

A travers un programme d’acculturation, notre accélérateur d’innovation accompagne les Grands Groupes dans leur transformation digitale.

La première foncière tertiaire et résidentielle en Europe, partenaire WILCO, nous a mobilisés pour présenter à ses équipes de nouvelles notions autour du numérique.

Gecina, société qui détient, gère et développe un patrimoine immobilier de plus de 20 milliards d’euros, a engagé 4 ateliers thématiques déployés par WILCO pour répondre à des enjeux d’acculturation, une démarche indispensable pour décrypter et intégrer les nouvelles cultures du numérique en interne.

Un cycle de 4 ateliers thématiques s’est déroulé sur 4 mois pour former une vingtaine de collaborateurs de Gecina :

  • IA & Machine Learning
  • Blockchain
  • Réalité Augmentée/Virtuelle
  • IoT & Objets connectés
 

2 collaborateurs WILCO sont intervenus : Léa Saffar Program Manager Digital et Laurent Ehrhard Program Manager Industry. Lors de cette riche acculturation répartie en 4 mois, Gecina a su prouver son dynamisme et son renouvellement constant.

IA & Machine Learning

Un expert et une startup ont été mobilisés pour éduquer les collaborateurs sur l’IA et répondre aux enjeux de PropTech avec l’IA. 

Olivier Mégean, Président de Demain.ai, solution d’intelligence artificielle au service de la création de contenus, a présenté l’IA de façon globale avec des use cases, tout en désacralisant cette technologie. 

 

Description du fonctionnement, de ses capacités riches (hyperpersonnalisation, reconnaissance..), ou encore les solutions que l’IA apporte à une entreprise, sans oublier les sujets éthiques que cette technologie soulève. Comment l’IA transforme la PropTech ?

 

Les collaborateurs de Gecina l’ont découvert avec la présentation du modèle de deux acteurs de l’IA : OKAPI AI et Price Bubble.

 

L’occasion de découvrir les problèmes clefs de ces solutions, leur segmentation & cible, business model, ou encore les investisseurs qui leur ont fait confiance. Nicolas Bonnefoy, le CEO de Dotz, outil d’aide à la conception des pieds d’immeuble accéléré par WILCO, a présenté sa solution qui correspond au secteur d’activité du Grand Groupe.

 

La conviction, le problème adressé ou encore la valeur de Dotz sont des thèmes que l’entrepreneur a abordés. Enfin, l’impact de l’IA dans l’évolution des métiers administratifs et de vente est fort, avec à l’appui des tendances d’usage représentées par des exemples concrets, et les différentes parties prenantes de cet atelier en ont discuté, avant de conclure cette première intervention sur un moment interactif de brainstorming !

Blockchain

Afin d’en savoir plus sur la blockchain, un expert a été mobilisé ainsi que les fondatrices d’une startup : Denis Alexandre, le fondateur de DAAdvisor, conseil en Risques et Marchés Financiers, était présent pour discuter avec nous des dessous de cette technologie de stockage. 

 

Focus sur la transaction centralisée et décentralisée, une illustration du fonctionnement de la blockchain avec le bitcoin, clivant, et le panel des crypto-monnaies actuelles. Introduction complétée par de nombreux autres éléments : les différents cas d’usages de la blockchain (ex: le transfert d’actifs), mais également les challenges auxquels elle fait face (juridiques, réglementaires, techniques et écologiques). 

 

Pour mieux comprendre l’impact de la blockchain dans la PropTech, deux fiches techniques d’entreprise ont été présentées : ContractChain.io et RealT. Les deux fondatrices d’Artpoint (startup accélérée par WILCO en 2020), Laurie Bonin et Julie Corver, ont présenté leur solution de galerie d’œuvres d’art numérique : comme elles l’expliquent, l’art numérique est en rupture avec les formes d’art plus traditionnelles, et les NFT sont actuellement en plein essor. 

 

Dans le but d’acculturer au mieux les collaborateurs Gecina à cette notion de blockchain, ils ont pu explorer l’impact de cette dernière au sein de leur métiers, que ce soit SI, financiers, juridiques ou même commerciaux. Des use cases ont illustré ces propos : Olvid et Fidly à l’honneur. 

 

Ce riche atelier s’est conclu autour d’une activité interactive : Comment expliquer la blockchain à une personne âgée ou à un adolescent ? Répartis en différents groupes, les échanges ont suscité de vifs débats !

Réalité Augmentée/Virtuelle

Marion Scordia, Event Coordinator d’Antilogy, était parmi nous pour éclaircir le sujet autour de la réalité augmentée et virtuelle. Pionnier en France et leader de l’acculturation XR pour les entreprises depuis 4 ans, Antilogy accompagne les Grands Groupes, les institutions et les organisations en les aidant à tirer le meilleur parti de la XR (réalités virtuelles, augmentée, mixte) et du métavers dans leurs grands enjeux de transformation digitale. 

 

Comprendre d’abord les fondamentaux : la réalité virtuelle permet de créer un univers complètement inventé, tandis que la réalité augmentée change seulement la réalité dans laquelle on se trouve, grâce à des éléments 3D. 

 

Le marché, les enjeux, et des cas d’usages : des années 70 à aujourd’hui, la réalité virtuelle représente une transformation après le MS-DOS, le GUI et l’Iphone. Présentation de différentes familles de casques VR, de contenus, ont permis aux équipes d’enrichir leurs connaissances existantes. 

 

La réalité virtuelle trouve l’intérêt des utilisateurs dans de nombreux domaines : jeu, culture, sensibilisation, industrie, médecine, formation. 3 notions ont suivi : la réalité augmentée sur tablette et smartphone, la réalité mixte et le/la technicien.ne augmenté.e. Discussion autour de l’avenir de cette technologie, ainsi que l’étude du retour d’expérience de SUEZ, qui a utilisé la réalité virtuelle dans le but de former ses équipes à la réduction des risques liés aux accidents. 

 

Aux collaborateurs de Gecina de rentrer en scène ! Expérience immersive, qui a débuté avec un pitch de Kasia Starosciak, Immersive Learning Specialist d’Uptale : chacun a ensuite pu tester un casque VR durant 5 minutes. En conclusion de cet atelier thématique, les tendances d’usages de l’AR/VR dans la PropTech ainsi que dans les métiers des collaborateurs ont été abordés.

IoT & Objets connectés

Grâce à la présence d’un CEO de startup et d’un expert lors de cet atelier, les collaborateurs ont pû en tirer de solides connaissances. Pourquoi parle-t-on beaucoup d’IoT ? Digitalisation des objets du quotidien, baisse des coûts de l’électronique (30% par an), moyens de communication plus adaptés et preuves de valeur ajoutée pour les entreprises. 

 

Des enjeux abordés avec Maxime Schacht, le CEO de VizioSense, une entreprise d’IoT et d’IA : secteurs impactés, chaîne de valeur & technologies, bénéfices de l’IoT pour les entreprises (illustrés avec 3 cas d’étude précis) ont permis aux collaborateurs de Gecina de mieux comprendre l’influence des IoT sur leur secteur. L’entrepreneur a ensuite expliqué les points d’attention de l’IoT (protection de la vie privée, sécurité, changement profond d’aspects sociaux), avant de conclure sur les nouvelles tendances comme l’energy harvesting ou l’edge computing. 

 

Jean-Gabriel Winkler, CEO de Pando2, société éditrice d’un logiciel entièrement dédié à la qualité de l’air intérieur et extérieur, a pitché devant les collaborateurs pour leur montrer l’impact des IoT dans la PropTech. 

 

Une étude approfondie d’Enerbrain (solution d’optimisation d’énergie CVC) a complété ce pitch. Mais alors, comment l’IoT peut répondre aux besoins des clients de Gecina ? Pour répondre à cette question, un mapping tertiaire leur a été présenté, en leur faisant découvrir les différentes applications existantes pour leur entreprise. 

 

Une façon de donner des idées concrètes sur de possibles évolutions. D’ailleurs, des startups accompagnées par notre accélérateur d’innovation et correspondants aux enjeux des clients de Gecina ont été rapidement présentées.

Merci à Gecina pour la confiance que vous accordez à nos services d’accompagnement dans votre transformation.

Grand Groupe, ETI ou territoire intéressé par notre accompagnement via le levier de l’innovation ? N’hésitez pas à nous contacter.

TECH Insight : Les FinTech, vecteurs de nouveaux business pour les entreprises

Mercredi, à 9h30, nous avons assisté à un TECH Insight sur les FinTech, organisé comme un forum de discussion avec Léa Saffar en tant qu’animatrice, accompagnée de trois experts : Danielle Koch, responsable de l’incubation commerciale et directrice de l’innovation par intérim chez RCI Bank & Services, Cédric Teissier, co-fondateur et président de FINEXCAP, et Alexandre Airvault, co-fondateur et PDG de Blobr.

 

Cette table ronde a exploré divers aspects des FinTech, mettant en lumière les visions et les approches des experts envers ces jeunes entreprises dynamiques.

 

Les discussions ont souligné l’évolution rapide des FinTech au cours de la dernière décennie, de petites startups à des acteurs majeurs du marché, générant un marché de 110 milliards d’euros en 2021, avec une projection à plus de 300 milliards d’euros d’ici 2025. Les experts ont également souligné l’importance de la collaboration entre les entreprises traditionnelles et les FinTech pour stimuler l’innovation et l’adoption de nouvelles technologies, tout en mettant en garde contre les défis réglementaires. La conversation s’est terminée sur la perspective des FinTech dans le domaine des cryptomonnaies et des NFT, soulignant leur pertinence croissante malgré des défis à surmonter pour devenir grand public.

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Arnaud Pelloquin - WILCO Libérateurs d'ambitions

Arnaud Pelloquin

Head of Partnerships

Les astuces partagées autour du Content et du Marketing lors du dernier Club CMO

Notre accélérateur d’innovation met en place des événements afin de réunir les collaborateurs des startups que l’on accompagne, qui ont pour point commun le métier qu’ils exercent.

Une opportunité pour eux de partager leur expérience, d’échanger de bons conseils et découvrir des façons de travailler différentes.

Le Club CMO de la semaine dernière a réuni une douzaine de membres qui ont pu assister à une table ronde interactive autour du Content et du Marketing.

Maxime Cohendet, Co-fondateur & COO d’Avizio et Mathilde Ginisty , VP Marketing de Fleet, accompagnée de sa collaboratrice Marion Pauvert, Senior Content Manager, ont animé ce moment de networking.

MAXIME – AVIZIO

Chez Avizio, Maxime fait équipe avec une quarantaine de collaborateurs. Pour lui, les mettre au cœur de l’action est intéressant, et il ne faut pas hésiter à les interviewer ou co-construire des contenus ensemble. La qualité doit être présente, elle permet de sortir du lot !

 

Les bases LinkedIn à acquérir sont les suivantes : l’utilisation de hashtags, notamment sur des termes tendances ou qu’on désire mettre en avant ; le tag des personnes via nos contenus ; uploader ses vidéos sur Youtube.

 

Faire des vidéos oui, mais écrire des articles est efficace aussi ! Lors de périodes creuses, comme par exemple le mois de juillet, recycler des articles plus anciens ou des parties de ces derniers peut tout à fait générer du trafic. Pour un article écrit par un tiers, le prix est en général compris entre 150 et 200 €.

D’ailleurs, n’hésitez pas à vous inspirer de vos concurrents ! Qu’ils soient directs ou non, prendre exemple sur des spécialistes dans leur domaine est source de bonnes pratiques : INBOX propose d’ailleurs du contenu gratuitement, notamment des méthodes de création stratégique.

 

Le COO a partagé avec nous d’autres outils :

Webflow (low/no code) : répond à un besoin de montée en compétences qui permet une belle performance SEO en créant des cas clients sur ce thème
Cluster & Piner Page : traite d’un sujet avec un grand panel d’articles variés
Google Keyword Planner : construction d’une notoriété et d’un trafic
PlayPlay : pour monter de super vidéos rapidement

 

Le content marketing rentre dans une vraie stratégie, que ce soit à long ou à court terme : dans tous les cas, cela participe à générer des ventes. Maxime conseille de suivre une stratégie de décentralisation lors de l’élaboration de contenus. A vous de planifier un comité éditorial toutes les semaines pour en parler !

MATHILDE – FLEET

Mathilde a rejoint Fleet depuis 2 mois, et a déjà commencé à produire un peu de contenu. Elle cherche à toucher une communauté plus large : Office Managers ou IT Manager. De gros enjeux de notoriété, positionnement et inbound : privilégier la quantité à défaut de la qualité est l’erreur à ne pas commettre.

 

Pour le rebranding d’un site web, c’est assez lourd : il est utile d’avoir quelqu’un en interne pour gérer le contenu. Pour ce type de content marketing faire appel à des freelances peut être d’une aide non négligeable.

 

Du côté des vidéos, produire des séries de vidéos est plus engageant et offre une meilleure notoriété, pour les lancements de produit par exemple.

Les vidéos capsules très rapide sont des contenus simples à faire : l’outil QLIP vous permet d’en créer facilement en partant d’une vidéo plus longue et en sélectionnant les moments pertinents. Utilisez un micro cravate, puis diffusez les sur LinkedIn !

 

Créer des ads sur YouTube de 15 ou 30 secondes ne coûte pas trop cher ! Vous pouvez aussi tout à fait produire des vidéos de qualité avec un smartphone. Il vous faut cependant un kit matériel : stabilisateur pour les vidéos avec du mouvement, trépied pour les interviews et le fameux micro-cravate.

 

Pour un set-up rapide d’un message client, on prérédige le scénario pour faire gagner du temps aux speakers en incluant des questions et suggestions de réponses. La gestion du montage par un designer en interne est une possibilité : écrire seulement quand la réponse est bonne lors des interviews fait d’ailleurs gagner du temps lorsqu’on monte !

 

Pour son calendrier éditorial, la VP Marketing utilise NOTION.

Programmation des contenus à venir, flexibilité pour réagir sur l’actualité, avec une roadmap sur 3 mois.

Alors n’hésitez pas à prendre note des astuces partagées par ces deux spécialistes, merci à eux pour leur intervention enrichissante !

Tech Insight : Metaverse 2022, quelles opportunités pour les Retailers ?

Mardi a eu lieu la 7ème édition du TECH Insight animée avec dynamisme par Louis Escudé , Startup Manager WILCO, qui a réuni plus de 80 participants. L’occasion de décrypter le thème “Metaverse 2022 : Quelles opportunités pour les Retailers ?” avec 4 experts : Philippe Kerignard, Benjamin Chiche, Hugues Yo et Tony Infantino. Comment décoder le vrai du faux ? Par où commencer pour se lancer dans ce nouveau monde virtuel ?

Introduction au Metaverse

Tony Infantino, Tech Advisor chez Metagora, travaille au service des marques qui désirent s’implanter dans le Metaverse. Pour lui, donner une définition précise de ce Web 3 est assez vague, mais il le qualifie comme un univers virtuel dans lequel on se représente par un avatar.

Comment y accéder ? De deux façons : avec une connexion en tant que simple visiteur, ou alors avec une connexion qui contient notre portefeuille numérique (wallet complet et metamask), où se trouvent les NFT, objet virtuel qui confère des droits, une valeur. Le premier metaverse voit le jour sous le nom de Second Life dans les années 2000, mais les avancées technologiques étaient plus limitées à cette époque. Actuellement, d’un point de vue Retail et business, on compte 2 principaux metaverses :

  • Decentraland, accessible simplement grâce à un lien mais peu d’utilisateurs
 
  • Sandbox, techniquement plus de retard, mais permet plus de créativité aux utilisateurs et aux marques. La Fashion Week se déroule d’ailleurs en fin de mois là-bas, et la blockchain y est intégrée.

Stratégie pour les marques

Hugues Yo, Directeur Retail Marketing chez Canada Goose, rebondit en expliquant que le metaverse est devenu un point stratégique intéressant à développer, il y a une réelle opportunité pour les marques d’utiliser à leur avantage cette transformation numérique en créant de l’interaction avec ces challenges technologiques. Le bémol pour lui pour l’instant est l’absence de terreau commun entre les différents univers metaverses.

La transition digitale vers ce monde va être longue et complexe, surtout pour les Grands Groupes, souligne Benjamin Chiche, CEO Barney, solution qui connecte les marques de mode au metaverse. C’est pour lui une bonne occasion de réinventer le produit, une marque peut se positionner en mettant le jeu au centre, ce qui va permettre aux clients de voir l’achat comme un souvenir de bons moments.

RTFKT, startup créatrice de NFT, s’est d’ailleurs faite rachetée par Nike, pour lancer une collection de sneakers : une tendance renversée, en devenant la 1ère marque apparue dans un monde virtuel avant d’être dans le monde physique. En termes de volume en 2021, c’est plus de 44 Milliards de dollars en NFT ! D’ici 2026, ¾ des utilisateurs de la génération Z auront acheté dans un monde virtuel. Un point important pour les marques, qui doivent rester au top de la technologie, en restant fidèles à l’expérience dans le monde physique, notamment grâce au twin (objet dans le monde virtuel qui représente un objet existant dans le monde physique).

Les supports techniques et l’accessibilité pour les fournisseurs de services

Philippe Kerignard, Head of Innovation chez Bouygues Telecom, se questionne sur les bonnes façons d’appréhender le Metaverse en tant que collaborateur d’un Grand Groupe. Quand un acteur décide d’élaborer sa stratégie, les mêmes questions se présentent : Pour y faire quoi ? Sur lequel ? Représentant une marque française qui propose des services et non des produits, la bonne direction est pour lui d’établir une similitude entre ce qui est proposé en physique et dans le virtuel. Le monde des télécommunications se fait digitaliser de plus en plus, surtout avec l’arrivée de la 5G qui permettra de gérer des flux plus importants.

Pour aller sur le hardware, des microprocesseurs vont être nécessaires, la capacité à en produire doit être efficace. Le Metaverse ouvre la porte à des collaborations entre utilisateurs, avec un accès transparent qui maintient l’anonymat, souligne Tony Infantino. La capacité justement de créer le micro hardware inquiète Benjamin Chiche, notamment le fait d’inclure dans les casques VR des cartes graphiques sans que cela n’entrave le poids de l’objet. Philippe Kerignard exprime sa confiance envers l’évolution des équipements d’ici 5 ans, lors de son expérience personnelle durant le salon CES, il a eu la chance de tester de nombreux outils technologiques plus efficaces les uns que les autres.

Une ouverture sur un nouveau monde

Et l’appétence pour le monde virtuel, est-elle la même selon les genres ? Avec l’anonymat en ligne qui se développe, c’est une estimation compliquée à élaborer. De plus, les avatars qui voient le jour sont pour la plupart androgynes, et c’est justement toute la beauté du Metaverse de casser les genres. Légalement, ça s’avère plus compliqué. Il n’y a pas de cadre juridique établi au sein de cette dimension virtuelle. Mais alors, de quelle façon peut-on ne pas priver de liberté sans altérer celle d’autrui ? Il faut créer une jurisprudence, qui s’établira d’ici 2 à 3 ans selon Hugues Yo. Léguer des droits d’usage et d’exploitation de la propriété intellectuelle sont d’ailleurs des points sur lesquels il est possible d’agir à l’heure actuelle.

Décrit comme le successeur d’internet tel que nous le connaissons, le Metaverse suscite de nombreuses interrogations. Tout comme aucun changement formel n’a marqué la transition du Web 1 au Web 2, le développement du Metaverse se produira naturellement à mesure que les gens passeront plus de temps en ligne et associeront davantage leur identité à la vie numérique. Le mot-clé pour le définir ? Immersion.

Conseils clés d’une CMO pour faire décoller sa startup

WILCO organise chaque semestre un parcours d’accompagnement renforcé pour aider des startups en cours d’accélération à augmenter leurs performances grâce au marketing, au branding et à la communication. A cette occasion, nous avons eu le plaisir d’accueillir Christelle Arquié pour un retour d’expérience.

L’ancienne CMO de Libeo (accélérée par WILCO) a plusieurs expériences en communication et marketing en fintech à son actif. En rejoignant Libeo en 2019, elle accepte le challenge de tout construire de zéro pour faire connaître cette startup et participer à son expansion.

Christelle se lance ainsi dans différents chantiers : définition d’une marque, déploiement d’une présence dans la presse, acquisition inbound et paid, création de partenariats, premiers recrutements.

Voici les apprentissages et conseils qu’elle nous livre dans ce retour d’expérience :

Définition de marque : Faire ressortir son unicité

Libeo aurait pu se faire connaître comme une solution de gestion de factures. Mais en mettant en avant une de ses fonctionnalités uniques et en se présentant comme le seul acteur à proposer le paiement au sein de son application, la startup s’est construite une image beaucoup plus forte et différenciante. Ainsi, Christelle conseille de discuter au maximum avec ses équipes internes, ses investisseurs et son écosystème dès le départ pour identifier précisément son axe différenciant et construire son discours de marque autour.

Relations presse : Se faire accompagner, exploiter l’actualité et cadrer la communication externe

Si Christelle a su générer près de 150 articles et citations de l’entreprise Libeo dans les médias dès sa première année, c’est notamment en appliquant ces principes. Son équipe s’est en effet faite accompagner par une agence RP dès le départ. Elle a déployé un calendrier de communication précis, en fonction des sujets chauds de son secteur, avec pour objectif une parution par mois à minima, que ce soit dans les grands médias ou dans des publications spécifiques à son secteur et à sa cible. Christelle mettait aussi au point des « fact sheets » avant chaque prise de parole externe pour définir les do et don’t de leur communication (quels chiffres partager, quelles fonctionnalités mettre en avant etc) et ainsi s’assurer d’une communication homogène de ces messages.

Acquisition inbound et paid : Déployer les deux canaux en parallèle

Christelle conseille de poser les bases de sa stratégie d’inbound dès le départ, en mettant en place une stratégie SEO et en commençant la création de contenus par des articles de blog, puis des livres blancs et webinars, en fonction de sa bande passante. C’est un sujet qu’il ne faut pas remettre à plus tard car la courbe de progression est plus lente qu’en Paid mais rentable sur le long terme. Le Paid quant à lui permet de booster l’acquisition de leads immédiatement, car celle-ci dépend entre autres des budgets que l’on peut y allouer. L’équipe Growth de Libeo a rapidement testé ces deux canaux, validé ses messages et structuré ses dépenses pour trouver son modèle. Ainsi Christelle recommande vivement d’investir en parallèle sur les deux stratégies. L’objectif étant d’équilibrer la provenance des leads pour obtenir une machine à génération de leads qui ne soit pas uniquement corrélée au budget publicitaire.

Partenariats : Ne pas se limiter à des acteurs similaires

Même si approcher des acteurs complémentaires et aux bases clients équivalentes peut paraître la stratégie la plus évidente à mettre en place, Christelle conseille d’aller plus loin. Chez Libeo, en partenariat avec les équipes Partnerships, Sales et Produit, l’équipe a construit des initiatives fortes avec d’autres acteurs de l’écosystème : annonce de partenariats, co-animation de webinars, livres blancs rédigés à quatre mains ou plus…. Les grands éditeurs sont le plus souvent heureux d’associer leur image à celles de startups agiles et innovantes. D’autre part, créer du lien avec d’autres startups permet de renforcer la place de tous sur le marché. C’est ainsi que sont nés les labels SmartRecouvrement ou ComptaLab qui associent des startups répondant à une même problématique pour leurs clients.

Recrutements marketing : Rester connecté avec son business model

Christelle nous explique comment la structuration de son équipe a été faite en suivant l’évolution du business model de Libeo. Avec un poids plus ou moins fort donné au paid vs inbound par exemple, les besoins ne seront en effet pas les mêmes pour une entreprise. Mais les recrutements clés restent selon elle : le SEO, utile pour tous et à mettre en place dès que possible, les événements qu’ils soient physiques ou digitaux et les opérations marketing (analytique, gestion du CRM, des emails…). Selon le business model, une équipe growth dédiée à l’acquisition et à la conversion est également un facteur clé de succès.

Merci encore à Christelle pour ce partage !